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Malanga

Le malanga, Xanthosoma, famille des aracées, est un genre de plantes à fleurs qui comprend environ 50 espèces.

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Que savons-nous sur le malanga?

Le malanga, Xanthosoma, famille des aracées, est un genre de plantes à fleurs qui comprend environ 50 espèces qui sont originaire des régions tropicales du Nord de l'Amérique du Sud et des Antilles.
Le nom Xanthosoma est dérivé du grec "xanthos" qui signifie "jaune" et "soma", qui signifie "corps", soit "dont la chair est jaune".
Certaines pantes sont cultivées pour leur tubercule, un féculent, important aliment de base des régions tropicales, appelés malanga ou encore Ottoy, Otoe, nouveau taro, chou caraïbe, Tannier, yautia, macabo, taioba, taro quequisque...
Ces tubercules, de formes irrégulières mesure jusqu'à 25 cm  pour un poids variant de 250 g à 1 kg environ.
De nombreuses autres espèces ne sont utilisées que comme plantes ornementales. On les appellent souvent "oreilles d'éléphant" à cause de leur feuilles qui ressemblent aux grandes oreilles des éléphants.
D'autres plantes ont une apparence similaire et sont par leur genre étroitement lié comme Caladium, Colocasia, Alocasia.
La plupart des Xanthosoma ont des feuilles de 40 à 200 cm de long, sagittées (le sommet de leur feuille en forme de flèche) ou subdivisées en 3 à 18 segments.

Le Xanthosoma est surtout connu comme une culture de subsistance, un aliment de famine, utilisé uniquement en cas de défaillance du taro, plus populaire et préféré au Xanthosoma.
Le Xanthosoma à un cycle de croissance de 9 à 11 mois, période durant laquelle il produit une tige large entouré de tubercules comestibles de la taille de pommes de terre.
Ils sont souvent décrits comme ayant un goût terreux et fade, d'où l'intérêt de savoir bien les accommoder.


Variétés

Xanthosoma brasiliense : appelé également "Tahiti spinich", "épinards Tannier", "belembe" et "tahitien taro".Les feuilles et les tiges sont consommées comme légumes. Les tubercules ne sont pas utilisées pour l'alimentation car ils sont peu développés.

Xanthosoma eggersii : endémique de l'équateur. En voie de disparition.

Xanthosoma sagittifolium :  comestible. Appelé "alesage" en Colombie, "tiquizque ou macal au Costa Rica; "mafafa" au Mexique, "quequisque" au Nicaragua et "Otoy" au Panama

Xanthosoma violaceum : ou "tarot violet". Comestible. Au bout d'un long pétiole charnu, une feuille sagittée vert foncé à marge bordée d'un liseré violet, dos violet et fortement nervuré. A la floraison (été), au centre apparaît un spadice à maturité épis de baies orange.

Xanthosoma weeksii : endémique de l'équateur. En voie de disparition.


Parlons cuisine

Le malanga est recouvert d'une peau brune lisse, velue ou comme éffilochée (selon les variétés) qui doit apparaître sans meurtrissures et sa chair doit être ferme et de couleur blanchâtre, jaunâtre, orangé (comme la patate douce) voir rougeâtre selon la variété.
Le malanga est cultivé à Trinité-et-Tobago, en Guyane et en Jamaïque pour faire le traditionnel Callaloo plat.
En Afrique de l'Ouest, on prépare le foufou.
Il est très souvent utilisé dans les ragoûts et les soupes.
On peut le consommer bouilli, grillés, frits ou encore en purée.
A Porto Rico, durant les vacances de Noël, on se rassemble pour manger  les "pasteles", spécialité préparée à base de purée de banane verte plantain, de malanga, de citrouille tropicale (calebasse) farcie de viande, de lait et d'huile de rocou et enveloppée dans des feuilles de bananier. Puis ils sont cuits dans de l'eau bouillante. Les pasteles sont généralement servis avec du riz et pois d'angola.
Le "Poi" est un plat traditionnel à Hawaï et en Polynésie que l'on prépare  en cuisinant le tubercume crue qui est pelée, broyée pour en faire une pâte liquide consistante. Puis cette préparation est passée au travers de différentes passoires-tamis de plus en plus fine. Ensuite cette préparation est conditionnée et stockée à température ambiante où elle subit une fermentation avant d'être consommée.
Au Nigéria, le malanga est râpé et mélangé à des condiments puis enveloppé dans des feuilles. Puis il est cuit à la vapeur durant 30 minutes et servi accompagné d'une sauce. On appelle ce plat "ikokore", plat très populaire dans l'ouest du Nigéria.
Le malanga pelé et râpé puis ensuite cuit peut être apprêter en acras. On peut aussi le préparer à la manière des pommes de terres en galettes ou crêpes.
On peut également le cuire simplement dans l'eau une vingtaine de minutes comme les pommes de terre et l'accommoder d'une sauce.
Les feuilles de malanga se cuisinent à la manière des épinards ou servent à envelopper des ingrédients un peu comme des feuilles de choux, qui seront cuits au four.
Le malanga peut être transformé en farine qui est  alors facilement digérée et est utilisé pour les aliments infantiles.
Il sert d'épaississant.

Le goût âcre du malanga peut s'atténuer en l'épluchant, en le râpant ou en le faisant macérer ou fermenter avant leur utilisation.


Conservation

Le malanga se conserve à température ambiante. Lorsqu'il est entamé, il se conserve au réfrigérateur.


Santé, régime

Propriétés du malanga

Le malanga est riche en amidon.

Attention !

Le malanga contient des cristaux d'oxalate de calcium, environ 780 mg au 100 grammes dans certaines variétés de malangas qui provoquent des irritations. L'oxalate tend à précipiter  le calcium et le rend indisponible pour notre organisme.  C'est pourquoi il doit être consommé cuit. Il est également mis en cause dans la formation des calculs rénaux.

Le malanga contient de la riboflavine (0.03 mg), thiamine (1.10 mg), de la vitamine C (10 mg), du fer (1 mg), des fibres (1 g), du calcium (20 mg), Niacine (0.5 mg).

La valeur énergétique moyenne du malanga est de 133 calories au 100 grammes soit 2 g de protéines, 0.3 g de lipides et 31 g de glucides.



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Crédits photos : Fotolia

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